Moi, dans mon petit Delaware, tout s'est bien passé. On s'est juste contentés de ne pas sortir et de prendre certaines précautions élémentaires (bougies, eau, pain) en vue d'une coupure de courant ou autre. Se préparant au pire, Linda et Jim, mes grand-parents d'accueil, sont d'ailler venus se "réfugier" chez nous, leurs mobile (maison préfabriquée genre stéréotype américain) étant situé à Rehoboth Bay, endroit bien inondable. C'est donc avec une certaine tension chez les uns (Lance a pété quelques cases) et une décontraction affichée chez les autres (Oh, that's only rain and wind, and we still have television) que l'ouragan est donc passé.
En effet, pas une seule coupure à déplorer. Eau, électricité, télévision... Rien. Seule la fenêtre de la chambre de Lance et de David a fuit. Malheur. La terre s'arrêta, et la fenêtre est toujours en cours de réparation. Comme on dit, plus de peur que de mal. Beaucoup de vent, les murs qui tremblent, le froid qui mord et la pluie qui mouille (oui). Du coup pour tuer le temps et mes deux jours de congés forcés (oh zut), j'ai bavardé quelques heures avec mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs. Ou plutôt ma sœur. Masseur. Zut.
C'était marrant de voir que tout le monde parlait de notre chère écureuil fou. Ma famille était très impressionnée par les images de l'ouragan soufflant devant ma porte, et les nouvelles étaient axées sur la région. Rehoboth Beach est même passé sur CNN ! Je me suis sentis égoïstement et stupidement le centre du monde pendant quelques heures. C'était pas mal. Du coup j'ai fais une petite vidéo, et tout. Pour la postérité. Dire à mes petits enfants qui n'en auront rien à foutre, "eh, j'étais là ! Papy a vu Sandy !"
Mais je m'emporte. Je ne dois d'ailleurs pas oublié de préciser qu'il y a eu un incident. J'ai cramé ma veste. Je montrais les bougies que j'ai achetées au Sea Witch Festival à ma mère et ma sœur, sur Skype. J'ai posé la bougie et ai coupé la conversation. Je suis sortis voir David... Et en ouvrant la porte j'ai placé mon manteau, accrochée à celle-ci, au dessus de ma petite et mignonne bougie. Embrasement, alarme. "Oh, c'est peut-être ma bougie". Bah oui. Je prend la veste, je la fous dans l'herbe mouillée et je marche dessus, comme dans les films. Ben ça marche. Mais j'ai plus de manche droite, quoi. Veste foutue. Bah. Au moins la maison est intacte, pas comme celle des voisins qui a pris feu tôt ce matin. Flames gigantesques, incendie, famille à l'hôpital, maison ruinée... Après avoir résisté à un ouragan.
Le lendemain de l'ouragan, c'est-à-dire mardi, nous avons décidé de sortir évalué l'impact de Frankenstorm. Bois sur la routes, nouveaux étangs, quelques lacs, rivières et ruisseaux par-ci par-là... Mais rien de bien grave. On est pas au New Jersey ou à New York. Nos vents, ils venaient de l'intérieur des terres (la magie des cyclones). La plage était belle, les surfers fous, les enfants joyeux et les oiseaux blasés. Jolies photos, et tout. La vie continue.
| Rue de Lewes nouvellement rivière |
| Citrouille reconnaissante. |
| Joli rouleau |
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