mercredi 31 octobre 2012

Halloween

All Hallows Eve. La veillée de la Toussaint. Fête celtique reprise par l'Église catholique romaine. Grosse fête aux États-Unis, comme dans les films. On a le carnaval, ils ont Halloween.

Moi, vampire.

Neal, M&M géant.

Avery, Willy Wonka (excellent chocolatier).

Ted, ched (en hommage à ses ancêtres français ?)

M&M effrayé.

Minnie.

Bart-fille (?)

Le taliban et l'américain. Et Neal.

Dancing dead ?

Bonsoir. Je suis éminent gentilhomme qui requiert votre soutien pour ma noble cause chocolatée.

Frankenstorm

Sandy, alias Frankenstorm, est une tempête désormais célèbre qui a frappé parfois durement la côte est des États-Unis. CNN parle déjà du New York's Katrina, certains quartiers étant sévèrement endommagés, d'autres complètement inondés, les stations de métro sous eau, la bourse fermée trois jours, le traffic aérien gelé... Et quelque chose comme trente milliards de dollars de dégâts. Des images d'apocalypse montrent des parties du New Jersey rendues (temporairement à l'océan), des maison détruites et une soixantaine de morts à travers le pays. Tout cela est donc pas bien.

Moi, dans mon petit Delaware, tout s'est bien passé. On s'est juste contentés de ne pas sortir et de prendre certaines précautions élémentaires (bougies, eau, pain) en vue d'une coupure de courant ou autre. Se préparant au pire, Linda et Jim, mes grand-parents d'accueil, sont d'ailler venus se "réfugier" chez nous, leurs mobile (maison préfabriquée genre stéréotype américain) étant situé à Rehoboth Bay, endroit bien inondable. C'est donc avec une certaine tension chez les uns (Lance a pété quelques cases) et une décontraction affichée chez les autres (Oh, that's only rain and wind, and we still have television) que l'ouragan est donc passé.

En effet, pas une seule coupure à déplorer. Eau, électricité, télévision... Rien. Seule la fenêtre de la chambre de Lance et de David a fuit. Malheur. La terre s'arrêta, et la fenêtre est toujours en cours de réparation. Comme on dit, plus de peur que de mal. Beaucoup de vent, les murs qui tremblent, le froid qui mord et la pluie qui mouille (oui). Du coup pour tuer le temps et mes deux jours de congés forcés (oh zut), j'ai bavardé quelques heures avec mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs. Ou plutôt ma sœur. Masseur. Zut.

C'était marrant de voir que tout le monde parlait de notre chère écureuil fou. Ma famille était très impressionnée par les images de l'ouragan soufflant devant ma porte, et les nouvelles étaient axées sur la région. Rehoboth Beach est même passé sur CNN ! Je me suis sentis égoïstement et stupidement le centre du monde pendant quelques heures. C'était pas mal. Du coup j'ai fais une petite vidéo, et tout. Pour la postérité. Dire à mes petits enfants qui n'en auront rien à foutre, "eh, j'étais là ! Papy a vu Sandy !"

Mais je m'emporte. Je ne dois d'ailleurs pas oublié de préciser qu'il y a eu un incident. J'ai cramé ma veste. Je montrais les bougies que j'ai achetées au Sea Witch Festival à ma mère et ma sœur, sur Skype. J'ai posé la bougie et ai coupé la conversation. Je suis sortis voir David... Et en ouvrant la porte j'ai placé mon manteau, accrochée à celle-ci, au dessus de ma petite et mignonne bougie. Embrasement, alarme. "Oh, c'est peut-être ma bougie". Bah oui. Je prend la veste, je la fous dans l'herbe mouillée et je marche dessus, comme dans les films. Ben ça marche. Mais j'ai plus de manche droite, quoi. Veste foutue. Bah. Au moins la maison est intacte, pas comme celle des voisins qui a pris feu tôt ce matin. Flames gigantesques, incendie, famille à l'hôpital, maison ruinée... Après avoir résisté à un ouragan.

Le lendemain de l'ouragan, c'est-à-dire mardi, nous avons décidé de sortir évalué l'impact de Frankenstorm. Bois sur la routes, nouveaux étangs, quelques lacs, rivières et ruisseaux par-ci par-là... Mais rien de bien grave. On est pas au New Jersey ou à New York. Nos vents, ils venaient de l'intérieur des terres (la magie des cyclones). La plage était belle, les surfers fous, les enfants joyeux et les oiseaux blasés. Jolies photos, et tout. La vie continue.

Rue de Lewes nouvellement rivière

Citrouille reconnaissante.

Joli rouleau

J'essaie de faire de l'humour. Ces oiseaux avaient vraiment l'air de n'en avoir RIEN à foutre. Ils étaient en cercle, comme en réunion autour d'une tassé de thé, à parler du temps où les humains leur donnaient encore des miettes de pain (avant la crise)




mardi 30 octobre 2012

Homecoming

Je n'ai plus écris depuis longtemps... Tant pis. Mes journées sont routinières, elles se ressemblent toutes et il n'y a rien de spécial à raconter. Quand on me demande :"What's up ?", je réponds :"Nothing special." Mais ça c'était avant ce weekend long et mouvementé.

Pendant toute la semaine qui a précédé, j'ai raté tous les évènements, à savoir un par jour. C'était quelque chose comme "un jour, une couleur". Mais puisque c'est annoncé au parlophone et que la qualité est pourrie, j'ai jamais rien compris. Ainsi, chaque jour, je venais à l'école en constatant que tout le monde était en rose, jaune, bleu... Et à chaque fois je ne le savais pas. Et donc le lendemain non plus. Pour finir on a cru que je le faisais exprès mais les plus agressif ont mis ça sur le compte du fait que j'étais étranger, donc arriéré.

Néanmoins, j'ai quand même compris que le weekend, c'était Homecoming. Ce weekend est un genre de tradition. Les aînés qui sont au collège reviennent rendre visite aux petits, et donc y'a tout un évènement autour de ça. De nos jours je pense que les grands reviennent quand ils veulent, mais la tradition subsiste... Si j'ai bien compris. Ou alors il s'agit d'un prétexte pour faire la fête comme nos bals de fin d'examens, fin d'année, début d'année, début d'année scolaire, etc. Et donc vendredi, c'était le Homecoming Game.

Notre équipe, une armée viking en puissance, a affronté des petits je-ne-sais-quoi et les a vaincus d'une manière affligeante. Plus de 50 points que j'ai quitté au trois-quart du match contre un zéro sidéral. Leurs supporters étaient une cinquantaine, nous, quelque chose comme 500. On a bien mangé, on a pas bu. J'ai quand même pris du bon temps avec mes amis de la Marching Band et David, qui a bien voulu m'accompagner, malgré le froid et les prémices venteuses de Sandy. C'était pas mal.






Le lendemain, on a été au Sea Witch Festival, une parade de carnaval pour Halloween. Y'a eu quelques déguisements pas mal et surprenants. D'autres, bien que pas courants, étaient attendus... Comme un type déguisé en ouragan ou une bonne femme déguisée en classeur de Mitt Romney*. Entre Angry Birds et Star Wars, les pubs et le café trop chaud, cette après-midi était bien plaisante, même si Grotto Pizza était frigorifique et la mer houleuse.











J'écris, j'écris, et voilà que mon café est trop froid.

Le soir, je me suis douché et habillé dignement pour aller au fier bal de Homecoming. Le gros bal avec Prom, en fin d'année. J'avais un petit nœud papillon en hommage à notre Premier ministre Elio di Rupo, le socialisme en moins puisque le mien était bleu marine, comme mes chaussures et ma chemise. Avery est venu me chercher vers 19h... Et là surprise, on va chez des gens, on prend des tas de photos... WHY? C'était marrant. Ted a eu du succès auprès des filles, et moi auprès du chien (auquel j'ai répondu "miaou" par habitude des chats).



Homecoming Dance itself, c'est juste un bal chic sans alcool comme certains hurluberlus en organisent en Belgique. Ici, c'est la norme. Et c'est pas mal. On tourne juste parfois en rond. Les gens abandonnent vite les cravates pour les garçons et les chaussures pour les filles pour danser de manière parfois étrange, même pour le belge qui a déjà vu plusieurs cas bourrés lors de bals locaux...




Après ça, on avait faim. Macdo. Américain. Bon. Stéréotypes faux, seules les boissons sont énormes. le Big Mac lui, il n'est pas plus gros, loin de là. Après avoir discuté français et accents avec Jake, nous sommes allés à la plage, parce que la plage c'est cool, surtout quand on est trois à y être et que le reste se calfeutre dans la voiture. Après cinq minutes d'aventure, nous sommes donc rentrés chez nous, moi chez moi, lui chez lui et elle chez lui. Elle. Eux. Bref, dodo.

*En référence à la polémique déclenchée par le candidat républicain qui a dit :«binder "full of women"».