mardi 10 octobre 2017

The Party's Opinion

Le Parti célèbre :

-       La variété des cours : les cours proposés en anglais aux étudiants d’échange sont variés et touchent à beaucoup de domaines du droit, allant du droit des investissements étrangers en Chine au droit de la jeunesse ou de la procédure criminelle chinoise.
-       Les cours de LL.M : les cours qui nous sont offerts sont des cours optionnels de Master en droit chinois, mais il est possible de prendre des cours de LL.M et d’ainsi rencontrer beaucoup d’étudiants internationaux, de tous âges et de toutes qualifications.
-       La cuisine (chinoise et coréenne) : variée et surprenante, ce n’est pas le chinois du coin, mais plutôt des plats succulents et parfois étranges qu’on peut déguster ne serait-ce que sur une des nombreuses cantines du campus, lesquelles sont très bien achalandées.
-       Le cours du yuan : rien ne bat la bière à 35 centimes, les repas à 2 euros, les taxis au prix d’un ticket STIB pour traverser la ville…
-       L’open bar : si comme moi tu es caucasien ou au moins occidental, l’entrée et l’alcool dans la plupart des lounges et clubs de Pékin sont gratuits – gratuits te dis-je, et l’alcool à volonté. La raison pour cela est que les chinois essaient d’attirer les occidentaux dans leurs établissements, car en avoir est une marque de qualité auprès de la clientèle locale. Des soirées qui aurait dû me coûter plusieurs centaines d’euros en Belgique ne m’ont coûté que le taxi.
-       Le patrimoine : Pékin et le reste de la Chine ont beaucoup à offrir et je ne pense pas que j’aurai assez de quatre mois d’échange que pour tout visiter. Liste non-exhaustive : le Temple du Ciel, du Lama, la Cité interdite, la Grande muraille, le Palais d’été (ancien et nouveau), le pont Marco-Polo, le parc Beihai, les hutongs, le monastère de Shaolin, la gorge du Dragon, les steppes de Mongolie, le Yunnan…
-       Le vélo : ici, les vélos ont leur propre bande de circulation – ce qui n’est pas du luxe vu le trafic à Pékin – et peuvent se louer selon un système qui se passe de bornes de style Vill’O. À prendre n’importe où, n’importe quand, déposables n’importe où, n’importe quand, c’est vraiment très, très pratique et mieux pensé que nos systèmes.

Le Parti mandate une commission d’enquête populaire sur :

-       Les photos : les chinois te prennent en photo parce que tu es Blanc ou, si tu es Noir, parce qu’ils te prennent pour un rappeur célèbre/Michael Jordan/Barack Obama. Histoires vraies, et parfois c’est sans te demander ton avis.
-       Le communisme : d’un côté, j’aime l’imagerie communiste et tout ce qui va autour – le nom de mon Université est en soi une belle illustration – mais savoir que je pourrais finir au goulag si je crie « free Tibet » sur Tienanmen me calme assez rapidement.
-       Le paiement par téléphone : s’il y a bien une chose sur lesquelles la Chine est en avance sur l’Occident, c’est la téléphonie mobile et la flopée de services y afférant. Toutes les transactions peuvent se faire sur téléphone et le cash est devenu presque désuet. Quand je paie en cash à la cantine, il faut appeler un type qui s’occupe du cash pour une douzaine de comptoirs car les caissiers n’en ont pas. Tout se paie par Wechat ou Alipay. Chez le coiffeur, ils ont dû aller racler un fond de tiroir pour une billet de 20 yuans car ils n’utilisent plus de liquide. Le parti s’interroge car c’est un bon moyen pour le gouvernement de te suivre à la trace et de tout savoir de ta vie…

Le Parti envoie au Goulag :

-       Le racisme : vous l’aurez compris, le racisme en Chine est assez présent, et s’ils sont le plus souvent accueillants, les chinois n’aiment parfois pas les étrangers, et la barrière entre « nous » et « eux » est souvent épaisse. En revenant de Mongolie intérieure, les agents chinois n’ont contrôlé que les Noirs et Sri-lankais de notre bus, pas les Asiatiques ou les Blancs.
-       La pollution : la brume bruxelloise me manque. Le pire arrivera avec l’hiver mais rien qu’hier, la lumière des lampadaires était tamisée par un smog épais et le port du masque n’est pas de trop. Certains jours j’ai la gorge qui gratte et je parle deux octaves plus basses que d’habitude.
-       La politique : en parler avec un chinois, c’est se faire un ennemi. Considérant leur système politique, ils préfèrent éviter le sujet (sensible), et sont souvent moins informés que nous sur ce qui se passe à l’international et autour de chez eux.
-       La censure : s’il y a bien une chose qui trouble mon petit confort occidental c’est la censure d’internet, qui est bien poignante. Si tu veux venir en Chine, ne néglige pas l’abonnement à un VPN car c’est pas de la blague : les services de Google, Facebook et autres magnas occidentaux sont bloqués dans la République populaire au profit de leurs pendants locaux (Baidu, Wechat) – dont, pour l’anecdotes, les sociétés sont incorporées aux Îles Caïman ou Îles vierges britanniques.
-       Les liquides corporels : les chinois crachent « partout comme des lamas » et précèdent leur dépôt buccal sur le sol par un bon raclement de la gorge, auquel on ne s’habitue jamais tout à fait. Les enfants parfois déposent d’autres choses sur le sol, mais heureusement leurs parents ramassent derrière – de ce que j’en ai vu du moins.
-       La langue : les professeurs chinois ne parlent, pour la plupart, pas bien anglais, et leur cours en devient parfois incompréhensible. Dans la rue, même pas la peine d’y penser : la grande majorité des chinois ne comprennent et ne parlent pas l’anglais ou quelconque langue étrangère. Il faut donc se faire comprendre par les gestes – ce qui parfois peut être tendu car même les chiffes ne s’indiquent pas du tout comme chez nous, avec les doigts (10 à + avec les doigts car « + » est l’idéogramme chinois pour « dix »).
-       Les autorités de l’ULB et leur manque de répondant : j’avais le mince espoir que Corinne Nitelet ou Erik van den Haute répondent à mes emails mais celui s’est envolé après les deux premières semaines.