Le Parti célèbre :
-
La variété des cours : les cours
proposés en anglais aux étudiants d’échange sont variés et touchent à beaucoup
de domaines du droit, allant du droit des investissements étrangers en Chine au
droit de la jeunesse ou de la procédure criminelle chinoise.
-
Les cours de LL.M : les cours qui
nous sont offerts sont des cours optionnels de Master en droit chinois, mais il
est possible de prendre des cours de LL.M et d’ainsi rencontrer beaucoup d’étudiants
internationaux, de tous âges et de toutes qualifications.
-
La cuisine (chinoise et coréenne) :
variée et surprenante, ce n’est pas le chinois du coin, mais plutôt des plats
succulents et parfois étranges qu’on peut déguster ne serait-ce que sur une des
nombreuses cantines du campus, lesquelles sont très bien achalandées.
-
Le cours du yuan : rien ne bat la bière à
35 centimes, les repas à 2 euros, les taxis au prix d’un ticket STIB pour
traverser la ville…
-
L’open bar : si comme moi tu es
caucasien ou au moins occidental, l’entrée et l’alcool dans la plupart des
lounges et clubs de Pékin sont gratuits – gratuits
te dis-je, et l’alcool à volonté. La raison pour cela est que les chinois
essaient d’attirer les occidentaux dans leurs établissements, car en avoir est
une marque de qualité auprès de la clientèle locale. Des soirées qui aurait dû
me coûter plusieurs centaines d’euros en Belgique ne m’ont coûté que le taxi.
-
Le patrimoine : Pékin et le reste de
la Chine ont beaucoup à offrir et je ne pense pas que j’aurai assez de quatre
mois d’échange que pour tout visiter. Liste non-exhaustive : le Temple du
Ciel, du Lama, la Cité interdite, la Grande muraille, le Palais d’été (ancien
et nouveau), le pont Marco-Polo, le parc Beihai, les hutongs, le monastère de
Shaolin, la gorge du Dragon, les steppes de Mongolie, le Yunnan…
-
Le vélo : ici, les vélos ont leur
propre bande de circulation – ce qui n’est pas du luxe vu le trafic à Pékin –
et peuvent se louer selon un système qui se passe de bornes de style Vill’O. À
prendre n’importe où, n’importe quand, déposables n’importe où, n’importe
quand, c’est vraiment très, très pratique et mieux pensé que nos systèmes.
Le Parti mandate une
commission d’enquête populaire sur :
-
Les photos : les chinois te prennent
en photo parce que tu es Blanc ou, si tu es Noir, parce qu’ils te prennent pour
un rappeur célèbre/Michael Jordan/Barack Obama. Histoires vraies, et parfois
c’est sans te demander ton avis.
-
Le communisme : d’un côté, j’aime
l’imagerie communiste et tout ce qui va autour – le nom de mon Université est
en soi une belle illustration – mais savoir que je pourrais finir au goulag si
je crie « free Tibet » sur Tienanmen me calme assez rapidement.
-
Le paiement par téléphone : s’il y a
bien une chose sur lesquelles la Chine est en avance sur l’Occident, c’est la
téléphonie mobile et la flopée de services y afférant. Toutes les transactions
peuvent se faire sur téléphone et le cash est devenu presque désuet. Quand je
paie en cash à la cantine, il faut appeler un type qui s’occupe du cash pour
une douzaine de comptoirs car les caissiers n’en ont pas. Tout se paie par
Wechat ou Alipay. Chez le coiffeur, ils ont dû aller racler un fond de tiroir
pour une billet de 20 yuans car ils n’utilisent plus de liquide. Le parti
s’interroge car c’est un bon moyen pour le gouvernement de te suivre à la trace
et de tout savoir de ta vie…
Le Parti envoie au Goulag :
-
Le racisme : vous l’aurez compris, le
racisme en Chine est assez présent, et s’ils sont le plus souvent accueillants,
les chinois n’aiment parfois pas les étrangers, et la barrière entre
« nous » et « eux » est souvent épaisse. En revenant de
Mongolie intérieure, les agents chinois n’ont contrôlé que les Noirs et
Sri-lankais de notre bus, pas les Asiatiques ou les Blancs.
-
La pollution : la brume bruxelloise
me manque. Le pire arrivera avec l’hiver mais rien qu’hier, la lumière des
lampadaires était tamisée par un smog épais et le port du masque n’est pas de
trop. Certains jours j’ai la gorge qui gratte et je parle deux octaves plus basses
que d’habitude.
-
La politique : en parler avec un
chinois, c’est se faire un ennemi. Considérant leur système politique, ils
préfèrent éviter le sujet (sensible), et sont souvent moins informés que nous
sur ce qui se passe à l’international et autour de chez eux.
-
La censure : s’il y a bien une chose
qui trouble mon petit confort occidental c’est la censure d’internet, qui est
bien poignante. Si tu veux venir en Chine, ne néglige pas l’abonnement à un VPN
car c’est pas de la blague : les services de Google, Facebook et autres
magnas occidentaux sont bloqués dans la République populaire au profit de leurs
pendants locaux (Baidu, Wechat) – dont, pour l’anecdotes, les sociétés sont
incorporées aux Îles Caïman ou Îles vierges britanniques.
-
Les liquides corporels : les chinois
crachent « partout comme des lamas » et précèdent leur dépôt buccal
sur le sol par un bon raclement de la gorge, auquel on ne s’habitue jamais tout
à fait. Les enfants parfois déposent d’autres choses sur le sol, mais
heureusement leurs parents ramassent derrière – de ce que j’en ai vu du moins.
-
La langue : les professeurs chinois
ne parlent, pour la plupart, pas bien anglais, et leur cours en devient parfois
incompréhensible. Dans la rue, même pas la peine d’y penser : la grande
majorité des chinois ne comprennent et ne parlent pas l’anglais ou quelconque
langue étrangère. Il faut donc se faire comprendre par les gestes – ce qui
parfois peut être tendu car même les chiffes ne s’indiquent pas du tout comme
chez nous, avec les doigts (10 à + avec les doigts car « + » est
l’idéogramme chinois pour « dix »).
-
Les autorités de l’ULB et leur manque de
répondant : j’avais le mince espoir que Corinne Nitelet ou Erik van den
Haute répondent à mes emails mais celui s’est envolé après les deux premières
semaines.