mercredi 20 mars 2013

Three Months Left

Demain ce sera le printemps, et dans quelques jours il ne restera que trois mois avant que je ne rentre en Belgique... Mes sentiments sont partagés, je dois le dire. Je sens déjà que ce qu'on m'a dit avant que je ne parte est déjà vrai : renter et plus dur que partir. Néanmoins, on ne peut qu'aller de l'avant, et je suis sur que cette expérience ne se terminera pas avec un simple déplacement, si long soit-il. Telle une vie dans une année, cette année dans une vie est une life-long experience.

Je constate que ça fait un bail que je ne suis pas passé donner mes nouvelles ! Ces quelques semaines de début 2013 ont été, comme tous les débuts d'année pour moi, quelque peu déprimants et sombres, sans doute non sans rapport avec le climat de cette saison, pourtant bien plus clément par ici qu'au pays.

Les seuls évènements notables ont été mon anniversaire et ma première visite de New York. Cette année, le 24 février tombait un dimanche, ce qui a permis un petit weekend de célébration modérées, en fait. Le samedi, j'ai fais la grasse matinée (chose plutôt exceptionnelle ici) avant de discuter avec ma famille restée en Belgique durant la plus grande partie de l'après-midi. Aussi loin que je me souvienne, je n'ai pas fais grand chose d'autre ce soir-là si ce n'est enjoyed myself. Le dimanche après-midi, j'ai été faire un bowling avec Avery, Neal et Ted. C'était plutôt calme, et on est rentré tôt faire un billard dans le sous-sol de mes parents d'accueil. À 18h, ils sont partis pour nous laisser, ma famille et moi, savourer un dîner au buffet chinois - le chinois étant de loin ma cuisine préférée, suivie de l'italienne, de la belge et de l'américaine.

Le gâteau que David a fait, d'après la recette de ma mère

Le 13 mars, j'ai été à New York pour la première fois! Oublier la carte mémoire de mon appareil photo a finalement été plutôt positif: j'ai pu voir de mes yeux attentifs le célèbre Skyline de la Big Apple s'approcher de plus en plus, jusqu'à ce que je sois en son coeur... Broadway, Time Square. Très, très impressionnant. Écouter La Moldau aidait à cette impression. L'heure de pointe, la crasse, la foule, les immeubles... New York tel qu'on l'imagine, ou pas. Même si au total je n'aurai passé qu'un peu plus de trois heures dans la ville, j'en garderai une forte impression, comparable a ce que j'ai pu ressentir la première fois que j'ai été à Paris et que j'ai vu pointer la Tour Eiffel au loin.

The Empire State Building

Skyline, horizon

Freedom Tower compared to an industrial chemney



À la base, j'ai eu l'heureuse occasion d'aller à New York avec ma classe d'anglais (Honors British Literature) pour aller voir The Lion King, une célèbre comédie musicale de Broadway en plus d'être un des plus fameux films Disney. La visite de la ville donc n'était pas la priorité... La pièce en elle-même était tout simplement splendide, fabuleuse, magique. Tout cet art, toutes ces prouesses techniques et humaines, ces chants, ces sentiments exacerbés, cette grandeur de la scène m'ont réellement époustouflé.

Timon et Pumba

Ouverture "The Circle of Life"

Lions

Je suis donc arrivé là-bas sans carte mémoire. La première chose à fait était de trouver un magasin d'électronique... Pas bien compliqué au milieu de New York. Malheureusement, les prix suivent. Je suis tombé sur le stéréotype du vendeur arabe, l'accent et le marchandage. Je te fais 16GB à 80$ ! J'ai pas cet argent. Pour toi ce sera 70$ ! Je ris, j'ai toujours pas cet argent lui dis-je. Finalement je lui demande un 2GB à 30$. J'ai pas le temps d'avoir de l'amour propre, le groupe s'en va déjà vers le restaurant. Je me fais donc gentiment entuber et je pars.

Le midi est mémorable. Vraiment, véritablement, tout à fait mémorable. Une des profs est une ancienne New Yorker qui donc connaît les bons coins, y compris le restaurant situé à deux pas de Time Square, on Broadway, "Ellen's Stardust Diner", où les waiters and waitresses chantent et dansent pour divertir votre repas. Ceux-là même qui finissent souvent dans un spectacle... Douze d'entre eux ont eu cette chance l'année dernière. C'est donc qu'ils ne sont pas mauvais... Du tout ! Je pense à l'instant que je devrais poster les vidéos que j'ai prises sur YouTube. Les voir danser sur les tables dans un décor des années soixante était juste génial. Tout allait très bien, la nourriture était bonne (bien que chère), les gens agréables, jusqu'à ce qu'un serveur demande de ci de là les dates d'anniversaire et l'âge des gens, y compris des femmes. Arrivé à notre table, les trois personnes avec qui je mangeait on eu la grandiose idée de prétendre que je fêtais mes dix-huit ans le jour même... Avoir un restaurant archi-bondé me chanter un (faux) joyeux anniversaire en plein coeur de Manhattan, c'est fait.


YYYYYY M C A!

L'élection du Pape en direct sur NY1

Juste après notre petit groupe a échappé aux profs pour s'aventurer sur Time Square, la célèbre place plus haute que large. L'occasion pour moi d'être très impressionné et de prendre des photos. Juste après, nous nous sommes dirigés vers le théâtre proprement dit, le Minskoff Theatre, juste sur la très célèbre place ! Nous étions donc déjà à destination. La pièce a duré quelque chose comme deux heures et demi, ponctuée par une interruption après la mort de Mufasa. Dieu, que les costumes et la mise en scène étaient géniaux ! Rafiki quant à lui/elle était mon personnage préféré.

Broadway




Ma photo préférée




Freedom Tower en construction


Après le show, nous nous sommes baladé dans New York encore pour une petite heure avant de repartir par le bus. Étant muni de mon appareil, j'ai donc pu cette fois-là prendre quelques photos, plutôt réussies je crois. Épuisé, nous sommes finalement rentrés vers 22h. A great journey.

lundi 28 janvier 2013

The Shinning

Nous sommes fin janvier, les vents de l'arctique soufflent sur l'est américain et la neige tombe blanche dans l'obscurité de l'hiver. Vendredi, nous en avons fait l'expérience sur les routes. De Rehoboth Beach à Dover puis Smyrna, soit à travers deux tiers de l'État, les routes enneigées ne nous ont pas épargné. Ce qui n'a pas empêché le voyage d'être agréable, cela dit. J'aime beaucoup la neige, et dans la pénombre puis la nuit, le tout semblait sorti d'une aventure. En écoutant une entrevue hilarante entre Lisa Lampinelli et un quelconque présentateur, j'ai lu le journal sur le peu d'internet que je recevais sur mon téléphone portable.

Nous nous sommes arrêtés à Dover pour souper, il était grand temps et j'avais grand faim. Fidèle à ma tradition de découverte de la culture américaine, j'ai commandé un hamburger. Pas de ceux qu'on trouve en Europe, non, un vrai hamburger, un repas complet avec frites et mayonnaise - même si j'ai du préciser que je voulais de la mayonnaise avec mes frites, bien sûr. Après ce long repas royal dans un bien agréable restaurant (grill), nous avons repris la route pour un trajet plus hasardeux encore que le précédent. Il s'agissait cette fois de quitter la grand route (déjà si faiblement aménagée) pour les petites routes menant vers la côte de la baie du Delaware.

Après avoir pris la route six vers l'est puis la route neuf vers le nord et patiné quelque peu sur la route blanche et pratiquement immaculée, nous sommes arrivés à notre destination : la Mallard Lodge, une maison d'éducation perdue au beau milieu de ce qui semblait être un parc naturel. Le réseau était faible, l'éclairage inexistant, l'environnement inquiétant. Les arbres morts autour de la maison lui donnait un air solitaire et sinistre, de même que le lac sombre et abyssal bordant le jardin paraissait être un gouffre de ténèbres dans lequel la maison toute entière, vieille et faiblement bâtie, semblait prête à sombrer. Au milieu de ce paysage triste et décoloré se trouvait néanmoins nos chers volontaires AFS, qui m'accueillaient chaleureusement pour le weekend d'orientation de mi-séjour.

Mary était une femme de la trentaine que j'avais déjà eu le plaisir de rencontrer lors de la précédente orientation et le lendemain même de mon arrivée sur le territoire américain. Souriante et enjouée, elle m'a tout de suite guidée au salon, une large pièce de bois et de brique où deux étudiantes d'échange déjà discutaient. L'une était Mai-Ann, une norvégienne d'origine vietnamienne, l'autre était Parima, une thaïlandaise timide. Dans un coin siégeait silencieusement un homme trapu et sombre semblant sortir d'un autre âge. À l'écart, il observait silencieusement la grande pièce alentour d'un oeil vif et perçant, contrastant avec sa stature immobile, trapue et ferme. 

Après avoir déposé les affaires que je n'avais pas pu transporter moi-même, mes parents d'accueil et Ashe sont repartis sur les chemins colorés d'un blanc sombre et voilé. Ils ne savaient pas encore qu'ils ne reverraient pas leur foyer avec un bon bout de temps. De mon côté, je découvrais la sinistre maison faite de bois et d'animaux empaillés : poissons, cerfs et canards; les animaux fréquents dans la réserve. Le plus dérangeant d'entre eux était sans aucun doute le jeune cerf à la tête empaillée placée juste au-dessus de la cuvette des toilettes. C'est toujours difficile de se soulager sous le regard morbide d'un oeil de verre. La plus grosse blague de la soirée.

La maison était un peu sale par-ci par-là mais globalement elle était bien confortable, si ce n'est que les murs étaient fins, ce qui rendait certaines pièces glaciales, comme la chambre des filles, grande et placé à un angle. Autant dire qu'elle se sont bien couvertes, au grand dam de certain. Les chambres étaient austères mais de toute façon, ce n'est pas là qu'on a passé le plus clair de notre temps. Au fur et à mesure des heures qui suivirent, à cause des retards dus à la neige, tout le monde ou presque arriva. Ceux qui ne pouvaient pas venir sont arrivés le lendemain. 

La soirée s'est passée lentement, tout le monde avait eu une grosse semaine. On a joué à Stadt-Land-Fluß, un jeu apparemment allemand qui consiste à trouver une ville, un pays et un fleuve (ou d'autres choses comme une personnalité, un plat ou un prénom) dont le nom commence par une lettre choisie au hasard. J'ai perdu. Je me suis rendu compte ce soir-là que j'ai un esprit plutôt lent, il faudrait que je m'entraîne un peu (trouvez-moi un fleuve commençant par Q aussi). Les grands vainqueurs ont été Gregor d'Allemagne et Erica d'Italie qui semblaient très vifs.

Le samedi s'est passé en deux groupes, c'était plus pratique. Les activités se sont passé en deux groupes divisés en vue de mélanger les gens, donc pas les deux belges ou finlandais dans le même. Les volontaires quant à eux étaient au nombre de quatre : il y avait d'abord Mary, qui semblait chapeauter le tout. Venant du Maryland, elle remplaçait Jeanine, en voyage en Finlande pour deux semaines et complétait Nancy qui s'occupait de l'autre groupe. Moins communs, deux autres volontaires étaient présents. 

Il y avait d'abord Luis, un américain à l'histoire spéciale. Originaire du Costa Rica, il a séjourné un an au Missouri en tant qu'étudiant d'échange puis a complété son éducation dans son pays natal (et a fait du volontariat pour AFS, d'ailleurs) avant de revenir aux États-Unis, pour de bon cette fois. Il a déjà accueilli deux étudiants d'échange, dont un allemand qu'il a du renvoyer après l'avoir trouvé alcoolique et drogué un soir de fête. Ah, l'Allemagne, Heilige Land von Oktoberfest (allemand approximatif supposé dire Terre Sainte de l'Oktoberfest).

Le dernier volontaire était Bob, un amérindien à 100% cherokee qui, bien que taiseux et mystérieux, nous a un peu initié à la culture amérindienne, la "vraie culture américaine" comme l'a dit Mary. Vêtu normalement, il a revêtu sa tenue traditionnelle (authentique) pour nous expliquer et montrer quelques coutumes et idées amérindiennes. La religion, l'histoire et l'artisanat ont été abordés. C'était très très intéressant, et honnêtement, c'était la première fois que je rencontrais un amérindien en cinq mois sur leur sol ancestral. La soirée, on a même eu l'occasion de fabriquer un dreamcatcher, un attrapeur de rêves. 

Oh, j'oublie de mentionner la balade dans la nature ! Glacial. L'étang derrière la maison était complètement gelé, de même que les eaux du marais. je me demande se sont réfugiés les poissons... Heureusement j'avais mes gants, mon écharpes et mon gros manteau. Après avoir piqué l'appareil photo de Neea (Finlande), j'ai même pu mitrailler à tout va alors que tout le monde s’emmitouflait le plus possible. Elle doit toujours m'envoyez la centaine de photos que j'ai pris sur les deux jours... J'en mettrai quelques unes dans cet article dès que je les aurai, et le reste ira sur facebook ! Y compris cette qui montre les débris d'une porte de douche qui s'est cassée alors que personne n'était dans la maison... Quand je disais que la maison était le décor parfait pour un film d'horreur !

Et donc pour finir, après avoir veillé jusque 3h du matin, on a finalement été dormir, pour se lever le lendemain vers 8h, sachant que les parents venaient nous reprendre vers 10h30.

PS: la maison se trouve à 39.332341,-75.525753, cherchez dans Google Maps.

Taka (Japon), Eetu (Finlande), Nina (Belgique), Claudio (Italie), moi-même, Parima (Thaïlande),
Stephanie (Suisse), Neea (Finlande), Mai-Ann (Norvège), Francisco (Portugal), Stephanie (Suisse), Chiara (Italie), Gregor (Allemagne), Erica (Italie) et Paloma (Espagne).


Nina (Bel.), Eetu (Fin.) et Francisco (Port.)







Nina (Bel.), Stephanie et Stephanie (CH)


Gregor (All.) présentant son pays

Paloma (Esp.) et Neea (Fin.)

Taka (Jap.), Neea (Fin.), Paloma (Esp.), Mai-Ann (Norv.) et Nina (Bel.)

jeudi 24 janvier 2013

Le Nouvel An

Nous arrivons déjà à la fin du premier mois de l'année 2013. Je m'aperçois que depuis Noël, je n'ai plus rien écrit. Une petite mise à jour s'impose.

Ce mois de janvier a été particulier. Il a bien évidemment commencé avec la saint Sylvestre, le réveillon du Nouvel An, que j'ai passé pas loin de chez moi, chez des amis de l'école. Mes parents d'accueil et Ashe étaient partis à une réception organisée par leur troupe de théâtre. D'abord il n'était question que des deux adultes, mais finalement Ashe y a été aussi pour faire le service. Je suppose qu'il y a gagné un petit pécule, servir à la nouvelle année c'est pas ce qu'il y a de plus agréable. Bonnie, la mère de Lance (donc ma grand-mère d'accueil) a quant à elle passé le réveillon à la maison, n'étant pas d'humeur à sortir. Je pense qu'elle était d'ailleurs un peu malade et que sa Pennsylvanie natale lui manquait un peu. Chez les Mallon, on a passé la soirée à discuter et manger, entre l'ordi et la télé. Une soirée pas très différente des autres, en définitive. Le final a été le compte à rebours de Time Square.

La journée d'après, on s'est levé à notre aise pour manger un brunch avec Linda et Jim avant de partir se promener sur le front de mer à Cape Henlopen State Park. Une balade revigorante mais pas froide du tout; on a une chance incroyable côté climat. Enfin, ça s'est refroidi ces quelques derniers jours, on a même eu droit à de la neige ! J'ai eu l'occasion de ramasser quelques coquillages en guise de souvenir. Ça me rappelle que je dois toujours envoyé un colis et des lettres en Belgique. Je parie que je ne le ferai pas avant... mars, au moins. La procrastination. Je me disais qu'il fallait peur-être commencer à rapatrier tout ce fatras que j'accumule au fur et à mesure, lentement mais sûrement. Ce jour même marque d'ailleurs l'exacte moitié du séjour. Le 24 janvier, au milieu d'un séjour allant du 24 août au 24 juin.

En revenant du parc naturel, on a croisé l'emblème national, le célèbre aigle américain. Les gens ralentissaient pour prendre des photos, c'est si rare, paraît-il. J'en ai pris quelques unes également. Mais pourquoi leur emblème n'est-il pas la dinde ? C'est bien plus typique à l'Amérique que l'aigle qui était déjà romain, prussien, français, russe si on lui ajoute une deuxième tête... Benjamin Franklin avait apparemment émis cette idée, mais la dinde étant un animal gras et grotesque, je comprend que ça n'ait pas été retenu...



Sinon, eh bien le mois de janvier a continué son cours pas si froid que ça, le ciel étant le plus souvent clair et dégagé, les températures pas trop basses. Le weekend dernier j'étais à Washington, juste avant l'investiture d'Obama le 21 janvier. Mon Dieu, au soleil on pouvait parfaitement se balader le manteau ouvert, David et moi. Mais attention, une fois à l'ombre ça caillait bien aussi... Ce weekend aura été très agréable, Washington est une cité admirable, belle et impressionnante.

Le premier jour, on a visité les musées tout en se promenant sur le Mall, le grand espace (ce n'est même plus un boulevard ou une avenue, c'est une succession de bois et de champs) qui sépare le mémorial de Linclon à l'ouest, dos au fleuve, et le Capitole, à l'est, du côté du soleil levant, emblème légendaire de Washington. Après qu'on se soit garés à la gare de l'Union, non loin des bureaux du département de l'éducation où David travaille, on s'est dirigé vers, eh bien la gare en premier lieu, puis le rond-point de Colomb, et en dépassant le congrès, le bâtiment des archives nationales et le musée de l'Homme et d'Histoire naturelle.





C'était gratuit et très intéressant. On a commencé par les impressionnants restes de dinosaures, puis les différentes âges du monde, expliqués très clairement et de manière explicite et bien compréhensible. On est donc rapidement passé des dinosaures aux mammouths et à l'histoire, très particulière, de l'espèce humaine et de ses cousins. Certains panneaux portaient d'ailleurs à réflexion quant à la génétique, les relations dans l'histoire des espèces, l'actualité du débat racial... Outre le passé de l'homme c'était aussi son présent et son futur qui étaient abordés. Où il vit, ce qu'il fait. La section des gemmes était quant à elle fascinante. Je n'avais jamais vu de si beaux trésors, exposés si simplement. Une autre facette de la démocratie sans doute. Où peut-être est-ce moi qui en fait grand cas. Toujours est-il que Hope, le diamant maudit, était tout simplement splendide, de même que les autres joyaux, travaillés ou pas, de la collection.



Le diamant Hope


Brut et travaillé. Ne négligez plus les déchets de verre au bord de la route.

Je l'ai toujours dit...

99,9% similaires... Et avec le chimpanzé ? 99,8. Que faut-il en déduire ?


Le musée d'Histoire américaine, le deuxième sur la liste, était malheureusement à moité fermé. On s'est donc concentré sur ce qu'il y avait, et puisque les premières dames et leurs robes ne m'intéressaient pas plus que ça on a visité la section consacrée à l'armée, la fierté particulière des américains. En effet, c'est pas national pour rien. J'ai particulièrement aimé les affiches de propagande et les pièces originales telles que les costumes ou les armes, mais j'ai déploré la cartographie... J'ai compté pas moins de onze faute dans une seule carte, représentant pourtant l'état de l'Europe en 1942... Et quelques vues contestables, aussi. Mais je suppose qu'ici, ça s'impose.

Infinity, devant le musée d'Histoire américaine

L'image d'un grenadier anglais pendant la guerre d'indépendance.

Ah.


À cause de préoccupations à l'égard du régime de Saddam Hussein, en mars 2003 les États-Unis et leurs alliés ont lancé des frappes aériennes préventives. PARDON?




Avant de passer au musée de l'Air et de l'Espace, on a fait un (long) crochet jusqu'au mémorial de Washington en tant que général dans la guerre d'indépendance. Sans aller aussi loin que les mémoriaux de Lincoln ou Jefferson, on passé quelques temps au mémorial de la seconde guerre mondiale et au château du Smithsonian, plus vers le centre néanmoins. Je me suis bien passé du musée de l'Holocauste, par contre. Devinez quoi ? Il faut payer, pour celui-là. Je n'ai donc pas pu aller rejoindre mes amis qui étaient là, par quelque coïncidence. Coïncidence aidée par le fait qu'il étaient en Band Trip à Washington le même weekend cela dit ! Mais j'étais avec David, j'ai préféré continuer mon chemin et rester dans le programme. Surtout que je hais l'holocauste. Ah oui, Ashe et Lance n'ont pas pu venir, Ashe devait étudier ses examens et Lance l'y a aidé.

Le mémorial de Washington


Le mémorial de la seconde guerre mondiale




Au loin, le mémorial de Lincoln


Au loin, le mémorial de Jefferson


Le musée de l'Air et de l'Espace était grandiose. La reproduction du module lunaire d'Apollo 11 était fascinant par sa toute petite taille. Guère plus volumineux qu'une voiture... Mais si différent. Malheureusement, là aussi une partie du musée était fermé, mais pas pour les mêmes raisons. Alors qu'au musée de l'Histoire américaine, ils rénovent la moitié (littéralement) du musée jusque 2015, ici il ne s'agissait que de fermer quelques espaces pour préparer des tables et des chaises, le musée étant loué le soir même pour un gala en l'honneur de l'investiture d'Obama (je suppose, puisque c'était le surlendemain).

Le module lunaire


Appollo Skylab 4



On a ensuite été chez Rob, un ami de Lance et David dont j'ai peut-être déjà parlé qui vit en Virginie, non loin de D.C. On y a logé après avoir soupé en ville dans un restaurant thaï où j'ai pu expérimenter une cuisine plus que bien épicée... Que j'ai bien sentie le lendemain !

Et donc, le deuxième jour, on a malheureusement pas pu visiter l'intérieur du Capitole, fermé depuis vendredi pour l'investiture du 44e président des États-Unis. On a donc visiter un peu la ville en elle-même, le quartier chinois, le parc national Arboretum, au sein duquel se trouvait une magnifique collection de bonzaïs et les anciennes colonnes du Capitole, déplacée là dans les années 90 après plus de 40 ans à prendre la poussière. Elles avaient été enlevée pour que le Capitole puisse être agrandi.

Planté en 1635, le voici






Après ce long périple que je ne raconte ici que par bribes, nous sommes rentrés, David et moi, à Rehoboth. Lundi était férié pour la commémoration de la naissance de Marin Luther King, Jr., et mardi a repris l'école.

Ce weekend se déroule le weekend AFS de mi-séjour. Peut-être cela méritera-t-il un article également ?